Guerre à Kidal : La guérilla comme seule solution
Œil pour œil, dent pour dent. Jamais une armée classique ne viendra à bout d’une rébellion qui n’a que la guérilla comme seule arme de guerre. A Kidal, le MNLA et ses complices ont compris cela. Pour anéantir définitivement ces mouvements, l’armée malienne doit former plusieurs groupes restreints de soldats. En somme, des unités mobiles et flexibles capables de frapper en tous lieux. Rien ne sert de convoyer à la boucherie des milliers de jeunes, sans expérience, dans le grand désert. D’autant que notre pays ne dispose d’aucune force aérienne. Nous sommes dans une situation de guerre asymétrique. Sans un soutien aérien accru, jamais l’armée française n’allait venir à bout des djihadistes et autres bandits de grands chemins qui écumaient le nord Mali. Dans le septentrion, il est illusoire de vouloir compter sur des bataillons pour éradiquer le MNLA et ses alliés. Eux ne comptent pas sur le nombre pour faire du carnage dans les rangs des forces régulières. Ils opèrent par petits groupes. L’armée malienne doit faire de même.