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Hebdomadaire Malien d'Informations Générales "Le PUBLIC"
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Hebdomadaire Malien d'Informations Générales "Le PUBLIC"
29 mai 2007

Elections législatives du 1er juillet prochain : Le spectre d’une forte abstention plane sur le scrutin

HPIM0293Une formidable crise de défiance à l’égard du politique fait craindre un faible taux de participation au scrutin du mois de juillet prochain. Même si ces élections sont de proximité.

La campagne pour le scrutin législatif de juillet va débuter sous peu de temps dans l’indifférence d’une majorité des maliens. Le désintérêt des Maliens est visible sur le terrain. « L’Alliance présidentielle », qui gouverne le pays par le consensus  politique depuis 2002 formé de l’ADEMA, URD, MPR, CNID,  ne semble pas avoir provoqué l’engouement populaire souhaité par nos compatriotes. Les autres partis politiques qui composent cette majorité sont marginalisés.

Les quelques grands partis ont présenté des candidats partout ou ils pensent pouvoir gagné. Même l’intervention en personne de ATT n’a pas pu résoudre l’équation de coalition avec des « autres petits partis politiques »   Les salles de meeting sont à peine remplies, comme en a fait l’amère expérience  lors des présidentielles du 29 Avril dernier pour certains candidats dans la capitale.

Quant aux autres formations  de l’opposition le « FDR » par les maliens, ils sont affrontés par le défi du camp présidentiel d’empêcher  les grands ténors de se faire élire dans leur propre fief. Tel sera le cas pour la majorité des militants  de ce regroupement. Qui sont entre autres, le président du RPM Ibrahim Boubacar Keita en commune VI, Isaac Sidibé, député sortant RPM de Koulikoro,le président de la jeunesse PARENA : Moussa Balla Diakité en commune III etc.

Mais à ceux-ci, il faut ajouter le cas du candidat malheureux aux présidentielles du PARENA, Tieblé Dramé. L’enfant de Nioro du Sahel a bénéficié du concours de la confiance des habitants de la ville sainte. Il n’est point une surprise de voir ce dernier sur la liste ADEMA car chez les « Sarakolé », la famille est sacré. Cet homme n’a pas sollicité le concours de l’ex parti au pouvoir pour la législative. Mais, il hérite d’un consensus amorcé par les notables de sa ville de Nioro. « Dramé est un fils de Nioro comme les autres qui se sont présentés pour la députation. Il est normal que les fils de cette ville s’essayent sur une même table pour une cause commune. C’est l’intérêt de notre localité qui est en cause. Nous n’avons pas hésité à faire cela car tous les enfants d’une famille ont le même droit. S’il a été battu lors des présidentielles à Nioro, il sera élu dès les premiers tours pour lui montrer qu’il est un digne fils et qu’il est un enfant bénit. C’est une initiative des familles notables de  notre commune », nous révèle une personnalité influente de Nioro du Sahel qui a participé aux négociations entre les différents protagonistes.       

  Dès lors parmi les électeurs appelés à élire les  députés, combien seront-ils à se rendre aux urnes en début du mois de juillet quand on sait que le taux de participation aux présidentielles  a été de 36 %. 

C’est le chômage, la hausse du coût de la vie, le fait qu’une majorité des maliens reste convaincus que leur vécu quotidien ne s’est pas amélioré, des « députés qui n’ont pas bonne presse », comme le relève les jeunes, qui expliquent cette crise de confiance à l’égard du politique et le peu d’intérêt accordé à ce scrutin.

Inquiet par la perspective d’une forte abstention, ils seront nombreux à choisir de mener une campagne de proximité dans les quartiers populaires des grandes villes, notamment Bamako où le RPM a des chances de remporter des sièges. Il en est de même pour l’ADP. Au final, faut-il donner raison à un ancien parlementaire qui estime que la future Assemblée « est programmée pour perpétuer le statu quo, c’est-à-dire accueillir au lendemain du vote la même majorité que la législature précédente », ce qui conduirait des maliens « pas dupes » « à se confectionner, au fil du temps, une image désastreuse du parlementarisme » !

L’heure n’est plus à la distribution du thé, sucre ou autre matériel lucratif à l’occasion des élections dont la valeur ne dépasse guerre les 500Fcfa. Chaque candidat doit présenter un projet de programme pour sa localité en cas de victoire. Et son électorat le jugera à travers des actions qu’il posera dans ce sens. L’improvisation, le mensonge, le développement et du surtout le transhumance politique doivent être les mots essentiels lors des campagnes pour tout prétendant à l’hémicycle de Bagadadji. 

Eu égard à tous ses aspects, l’on doit se poser la question de savoir, combien de malien sortira lors de ce scrutin ?  Une chose est claire bien qu’elle soit une élection de proximité, il ne dépassera pas celui des présidentielles selon plusieurs observateurs avertit de la classe politique. L’avenir nous édifiera car nos compatriotes accordent peu d’importance à la chose politique. Le Mali démocratique risque de connaître le plus bas taux de participation à une élection si toutes les composantes ne jouent pas leurs partitions.

Hamidou Cissé

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Commentaires
D
Bonjour, On en veut davantage traité de cette manière. J'attend avec impatience la suite. Amicalement,
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